MAIS, POURQUOI NE COMPRENEZ-VOUS PAS ?

Le nitrate d’ammonium est obtenu par réaction à chaud (170-190°) entre l’ammoniac (dit pur) et l’acide nitrique. C’est un composé stable à froid, sans aucun danger au feu, utilisé par les paysans comme engrais depuis très longtemps. (1 siècle).Il se présente après tamisage en granulats blancs.

On a   constaté depuis longtemps (vers 1960), qu’en humectant ces granulats, avec un carburant liquide (généralement le gas-oil) on obtenait le produit de base d’un explosif industriel. Il est utilisé à plus de 85% dans les mines et carrières, ce qui se compte en centaines de milliers de tonnes par an dans le monde.

Dans l’usine AZF, les refus de tamisage (fines), qui permettaient les mêmes performances, étaient stockées ans le hangar 221, pour être repris à la demande, par un marchand d’engrais composés.

Ce tas de refus de nitrates, a inspiré un où des malfaisants connaissant la manipulation. Il suffisait d’humecter manuellement avec du gas-oil une petite zone du stock (probablement la valeur d’un jerrycan de 20 litres humectant 300 kg de nitrate, ce qui correspond à l’importance de la première explosion), et de compléter l’opération par un explosif de chantier équipé d’une mèche lente. Le résultat est réalisable en  5 minutes maximum, ce qui fut réalisé manuellement.

 Le, où les malfaisants ont eu le temps de s’éloigner vers une porte d’entrée de l’usine. Ils se trouvaient sur ce glacis quand s’est produite la deuxième explosion.

Il faut connaitre le nitrate pour comprendre. Si, au sol, sur tas il est stable,  ininflammable, il en sera autrement s’il est projeté en l’air, choqué, et forme un nuage. C’est un coup de poussier permis par libération de l’ammoniac faiblement explosif, et de l’acide nitrique, non explosif, mais accélérateur. Après un retard d’allumage de 8 secondes, accompagné de polarisation, c’est environ 30 où 40 tonnes qui ont détoné, pas plus. La détonation fut effroyable avec tous les dégâts humains et matériels provoqués. A  cette compression sur l’atmosphère, correspond un retour de dépression, avec déplacement vers l’épicentre de corps et de matériels. Notez que c’est 30.000 ou 40.000m3 de gaz en mouvement.

J’interviens une nouvelle fois sur la destruction de l’usine, car certains me font mal dans leurs raisonnements. Ils ne veulent plus que la vérité soit expliquée et se contentent de la culpabilité de Total qui sert leurs intérêts. J’informe aussi une nouvelle fois les amateurs de « conspiration » et les « angéliques.  »

 Je suis RAOUL (c’est à la mode), l' INGENU QUI ROULA, très FRANCAIS.