LES PERFORMANCES DU NITRATE-FUEL APPLIQUEES A L'AFFAIRE  AZF.
Les limites supérieures d' explosivités (LSA) sont bien connues, comme les limites inférieures. Partant, la cinétique est facile.
.   A partir de là, évidemment, et avec ma longue expérience de l’application, on peut affirmer sans modération que seule une intervention manuelle peut verser du gas-oil sur le tas, placer la mèche et l’allumer. C’est donc sans discussion un ATTENTAT.

Comment fut-il effectué ? Déduction facile étant donné l’importance de la première détonation. C’est un jerrycan de 20 litres qui a servi à arroser le tas, provoquant     le sautage de + où – 300 Kilos de nitrate-fuel. Faites le calcul à 6%, bien que Hubert ZANTE ait dû affiner entre 4 et 8% par exemple.*

Où s’est-il produit ? Le hangar 221 de 100 mètres de long, a un sas de refroidissement de 15 mètres et un stock non gerbé : angle de talutage 0 des fines et agrégats hors calibre commercial sur 85m. C’est là. Il se cache derrière le muret de séparation pour agir.

Comment s’est produite la première explosion, qui a libéré instantanément   300  m3 de gaz à 3.500 m/s. Elle a eu un effet concentrique La zone la plus proche a été décomposée par le choc libérant l’ammoniac de l’acide nitrique. .  Cette dissociation a-t-elle eu lieu en créant du froid ou du chaud. J’ignore.Si l'on admet que l 'epaisseur du NA est de 1m où 1,5m (jai une photo sur clé USB), la densiité du nitrate-fuel 0,9, la ciirconférence affectée n'a qu'un rayon de 3 où 4 mètres, pas plus. Qui a dit que tout le stock avait explosé ?

Les zones plus lointaines ont simplement été pulsées  par le souffle, l’hétérogénéité du nuage explique le délai de 8 secondes entre les deux détonations. L’allumage de la deuxième détonation n’a pas été facile.

Le nuage a été traversé d’éclairs, d’électromagnétisme et de polarisation, avant de détoner. Comment comprendre ces phénomènes d’une méga ou hyper explosion ? Seuls les russes ont étudié ce sujet. La destruction des ondes de communication hertzienne, laissant les populations à merci. Et cela s’est produit à Toulouse.

Quelle est la puissance de la seconde détonation. Ceux qui disent que tout le tas de nitrate 221 a sauté sont incompétents. C’est, comme toujours le 1/10 du lot qui  a explosé dans le nuage, soit 30 à 40 tonnes (sur 300-400 tonnes).Dans ma mémoire, nous faisions des tirs de 24 tonnes, pour fragmenter 50.000 m3 de roche en place. Ces 30-40 tonnes, créent 30.000-40.000m3 de gaz, pulsés à 4.000m/s (12 fois la vitesse du son) et croyez-moi, c’est énorme. Ces gaz  sont pulsés dans l’atmosphère qu’ils repoussent, s’affaissent, et l’atmosphère reprend violemment sa place. C’est le choc retour,  c’est l’explosion implosion, qui déplace en retour corps, convoyeurs, tour de prilling, les dadas de Bernard R qui croyait l’explosion venue de l’extérieur.

Arrivera t ’on à expliquer tous les phénomènes de cette hyper explosion d’un nuage en hauteur ? Non. On fait le rapprochement avec Oppau qui fut beaucoup plus grave. Est-ce une rotation qui creusa le cratère ? Il faudrait d’ abord plus d’honnêteté dans la recherche. Un cratère de profondeur 7 m. oui, mais à un déblai correspond un remblai, les fameuses lèvres. Il fut beaucoup plus large à Oppau, mais à l’extérieur du hangar. Je suis  assez fier de citer le méthane inclus dans la potasse formant croute dynamitée, comme cause de cet l’accident. Connaissez-vous Boulby Mine dans le Yorkshire et ses bombes de méthane à 300 bar ?

Un ingénieur féru d' informatique a fait un travail de compilation considérable sur l’affaire AZF. Il a pris pour argent comptant les témoignages (toujours réimaginés) des témoins. Par exemple : un témoin lointain entend le déclenchement d’un coffret électrique avant le bruit de la deuxième explosion. Il conclut au complot. Je crois que maintenant mes idées sont bien comprises et je suis content de milliers de lecteurs. Nous sommes mûrs pour le 3ème procès.